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Bodyguard : On n’a pas compris pourquoi cette série cartonne au Royaume-Uni

28 avril 2020

Bodyguard est la série la plus regardée au Royaume-Uni en 2018. Elle est disponible sur Netflix et sera diffusée dès ce soir sur La Une. A peu près efficace et trop courte pour réellement apporter quelque chose, Bodyguard n’est pas la série de l’année.

Depuis l’épisode spécial Noël de Doctor Who en 2008 (oui ça date), la BBC n’avait pas connu de telles audiences : 10,4 millions en moyenne sur la saison 1 de Bodyguard, rien que ça. Diffusée sur la chaine pour la première fois le 26 juillet 2018, les Anglais ont adorée cette série. Mais pas nous.

 Le dernier épisode de Bodyguard a été regardé par 17,1 millions de téléspectateurs sur BBC One […] Depuis 2010, c’est l’audience la plus élevée enregistrée pour un programme, si on enlève les événements sportifs ou nationaux.

BBC, le 23/10/2018

Un garde du corps, David Budd, interprété par Richard Madden (qui n’est personne d’autre que Robb Stark dans Game of Thrones) est mis au service de la nouvelle secrétaire d’Etat du Royaume-Uni, Julia Montague (Keeley Hawes). L’ancien vétéran, traumatisé par son expérience en Afghanistan, se voit protéger cette politicienne supra-conservatrice qui représente tout ce que Budd déteste en politique.

Epaté par la réponse (positive du public) à Bodyguard. Merci BEAUCOUP à tous ceux qui ont regardé et soutenu la série, c’est vraiment impressionnant. Je suis si fier d’avoir fait partie de l’équipe talentueuse qui a travaillé si du pour mettre sur pied cette histoire. Santé !!

Un scénario trop expéditif

Il y a trop de problématiques dans la série. On s’y perd et les sujets ne sont que superficiellement survolés : terrorisme, grand banditisme, histoires de cœur, corruption et on en passe. A vouloir aller trop vite, le show perd de sa profondeur, quitte à laisser de côté certains détails cruciaux de l’histoire.

Six heures de rien du tout

Certaines scènes sont assez bien jouées, surtout dans les derniers épisodes (cfr. La scène de la bombe). Pourtant, elles restent très longues et tirées par les cheveux. On salue cependant le tacle au gouvernement anglais. Le show en profite pour dénoncer pas mal de problèmes de corruption, de jeu d’influence et de lutte pour le pouvoir au sein du système politique britannique. Autre point positif, on évite les amalgames du type « tous les musulmans sont des terroristes ». A part ça, passez votre chemin, sauf si vous avez six heures à perdre.

Après les six épisodes, beaucoup de questions restent non-résolues et la mini-série regorge d’incompréhension de scénario. Une série trop courte, trop rapide, trop condensée, légèrement rattrapée par le jeu des acteurs.

Tous les épisodes de la première saison sont disponibles sur Netflix et la série arrive dès ce mardi sur les antennes de la RTBF à 20h35.