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Silvio Proto : Ça y est, le Belge quitte définitivement le monde du Football

9 février 2021

La nouvelle était dans l’air depuis quelques jours. Silvio Proto l’a lui-même officialisée sur ses réseaux sociaux : sans club depuis son départ de la Lazio et sa blessure à la main (embêtant pour un gardien), il raccroche définitivement les gants à 37 ans. De quoi revenir sur son parcours assez dingue, de l’Olympique de Charleroi à la Lazio de Rome en passant par Anderlecht, évidemment.

Rarement un joueur de notre championnat n’aura autant fait parler de lui durant sa carrière et plus particulièrement son passage à Anderlecht. C’est que Proto a toujours eu le cœur sur la main et a toujours défendu son équipe contre vents et marées. Grâce à des arrêts de fou mais aussi par cette émotion qui le débordait trop souvent et qui en a fait une cible privilégiée, notamment des supporters du Standard qui ne le rataient pas. Un contraste qu’on retrouve aussi dans son parcours.

Grande dis’

Silvio Proto, c’est avant tout un des plus gros palmarès de l’histoire du championnat : avec six titres, deux coupes et sept supercoupes de Belgique, le gars est définitivement dans la cours des grands. Chez les Mauves, il aura côtoyé d’immenses champions comme Vincent Kompany, Romelu Lukaku ou Youri Tielemans. Avant cela, le Carolo avait déjà buzzé en devenant un des rares gardiens à avoir marqué un but en D1, lorsqu’il évoluait au Germinal Beerschot. Mais de son propre aveu, ce n’était rien comparé à ce qu’il a ressenti il y a deux ans, lorsqu’il a signé en Italie, réalisant ainsi le rêve de toute sa famille, originaire de là-bas.

En 66 matchs de Play-Offs 1, Silvio a gardé le zéro un match sur trois. Plutôt balèze.

Oui mais…

Quand on regarde dans le rétro, sa carrière est donc une franche réussite. Que de chemin parcouru depuis ses débuts parmi l’élite avec La Louvière… en 2001 ! Malgré tout, quelques épisodes lui laisseront à jamais un regret. Notamment en 2014, où il voit s’envoler un participation à la Coupe du Monde à cause d’une blessure lors du dernier match de la saison, lui qui n’a jamais disputé de grand tournoi avec l’équipe nationale. Mais ce qui lui fera le plus mal est sans son départ un peu forcé d’Anderlecht deux ans plus tard. Un transfert par la petite porte [et contre son gré à Ostende] dont il a eu beaucoup de mal à se remettre après avoir tant donné pour le club.

Même les supporters liégeois et brugeois ont eu un pincement au cœur en apprenant la retraite de leur meilleur ennemi. C’est à cela qu’on reconnait les plus grands.

Silvio Proto a dû repenser à tous ces moments avec beaucoup d’émotion au moment d’appuyer sur « enter » et ainsi officialiser aux yeux de tous sa retraite. Le voilà enfin libre de se consacrer pleinement à sa famille et au golf, son autre grande passion. AZAP lui souhaite bon vent !